Le 4 juin 2026, le Fort de Bard a accueilli la troisième édition du Comité de Coopération Frontalière franco-italien, instance établie dans le cadre du Traité du Quirinal
Coprésidée par les Ministres des Affaires étrangères français et italien, Jean-Noël Barrot et Antonio Tajani, cette rencontre a réuni élus, représentants des collectivités territoriales, services de l’État, acteurs de la coopération transfrontalière et experts techniques des deux pays. La Région Auvergne-Rhône-Alpes a participé à cette rencontre aux côtés des autres partenaires du projet Alcotraité 2 Transports : la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, la Région Ligurie, la Région Piémont, la Mission Opérationnelle Transfrontalière et la Région autonome de la Vallée d’Aoste qui accueillait cette édition du Comité.
Véritable espace de dialogue et de concertation, le Comité de Coopération Frontalière vise à renforcer la coordination des politiques publiques dans les territoires frontaliers et à favoriser la mise en œuvre concrète des engagements du Traité du Quirinal. Après une matinée consacrée aux échanges techniques, les représentants des territoires ont présenté leurs priorités lors d’une séquence politique dédiée aux enjeux transfrontaliers.
La mobilité, enjeu majeur des territoires franco-italiens
Cette troisième édition a confirmé le rôle central des questions de mobilité dans les relations entre les territoires frontaliers français et italiens. Si les échanges ont permis de faire émerger les attentes des habitants et de leurs représentants politiques, notamment en matière de jeunesse, de bilinguisme, et de gestion de l’eau, les questions de transport ont occupé une place prépondérante dans les débats.
Parmi les sujets abordés figuraient les avancées du projet ferroviaire Lyon-Turin et les résultats de l’étude TELT sur le territoire des Hautes Vallées, ainsi que la récente ratification de la convention relative à l’exploitation de la ligne ferroviaire Coni-Breil-Vintimille. Les discussions ont également porté sur les principaux axes routiers alpins, les cols frontaliers et les infrastructures autoroutières qui assurent les échanges non seulement entre la France et l'Italie, mais aussi entre les pays de toute l’Europe.
Les services de navettes routières transfrontalières ont aussi été évoqués, qu’il s’agisse des liaisons existantes ou des nouvelles solutions actuellement à l’étude afin d’améliorer la desserte des vallées alpines et de désengorger le littoral.
Alcotraité 2 Transports : un levier pour une mobilité alpine plus accessible
Dans ce contexte, le projet Alcotraité 2 Transports, au sein duquel est développé le hub TransAlpi a été identifié comme une initiative stratégique pour améliorer la coordination entre les acteurs de la mobilité et faciliter ainsi l’accès aux solutions de transport de part et d’autre de la frontière. En favorisant une meilleure visibilité des offres disponibles et en soutenant le développement de services adaptés aux besoins des habitants, le projet contribue concrètement à l’amélioration de l’accessibilité des territoires alpins.
À travers le Comité de Coopération Frontalière, la France et l’Italie poursuivent la construction d’une vision commune pour leurs espaces frontaliers. Pour le projet Alcotraité 2 Transports, ces échanges confirment la nécessité de développer des outils et des services permettant aux usagers de mieux connaître, comprendre et utiliser les offres de transport disponibles entre les deux pays. Une ambition partagée au service d’une mobilité plus simple, plus durable et mieux intégrée à l’échelle alpine.