Le 11 mars 2026, le Parlement européen a adopté une résolution relative à la stratégie d'élargissement de l'Union européenne
La nouvelle résolution du Parlement européen relative à l'élargissement de l'Union européenne, adoptée le 11 mars 2026 en session plénière, consacre l’importance géostratégique de celui-ci dans un contexte instable à l’échelle internationale. Il recommande par ailleurs d’en administrer les procédures plus efficacement, sans renoncer à ses critères fondamentaux.
Depuis 1993, l’adhésion à l’Union européenne est strictement conditionnée par des critères d'ordres politique, institutionnel et économique (les critères de Copenhague 1993) donnant lieu à de longs processus d'adhésion. À ce jour, neuf pays sont officiellement reconnus comme candidats à l’adhésion à l’Union européenne par le Conseil : l'Albanie, la Bosnie-Herzégovine, la Géorgie, la Macédoine du Nord, la Moldavie, le Monténégro, la Serbie, la Turquie et l'Ukraine.
La résolution du Parlement européen du 11 mars 2026 propose d’accompagner davantage les pays candidats dans leur processus d’adhésion :
- En soutenant les mouvements pro-européens émanant des sociétés civiles des pays candidats
- En incluant un nouveau fonds de pré-intégration dans le prochain Cadre financier pluriannuel (2028-2034)
- En assurant une plus grande coopération avec les pays candidats (infrastructures, sécurité, résilience, lutte contre la désinformation étrangère)
L’élargissement est désormais perçu comme une condition de la paix permettant de prévenir l'apparition de "zones grises géopolitiques" susceptibles de devenir des menaces futures. L’adhésion de nouveaux Etats pourrait également se traduire par plus de prospérité économique pour le reste de l’Union européenne. A ce titre, la résolution du Parlement européen propose :
- D’accélérer les négociations d’adhésion avec l’Ukraine et la Moldavie
- De faire pression sur le Conseil pour concrétiser l’adhésion du Monténégro et de l’Albanie, respectivement en 2026 et 2027
- De recourir davantage au vote à la majorité qualifiée dans les domaines liés au processus d'adhésion dans un souci d’efficacité
- De pérenniser le soutien accru des États membres au processus d’adhésion de l’Islande tout en se félicitant du processus de resserrement des liens initié par le Groenland
Les eurodéputés insistent pour que le processus d’adhésion demeure conditionné au "mérite", dont l’appréciation est guidée par des valeurs subordonnées à la mise en œuvre de réformes. Ils rappellent aussi la nécessité pour les pays candidats de s'accorder sur les orientations géopolitiques européennes et d’éviter toute interaction avec des puissances rivales.