Le 15 juin dernier, l’Ukraine a ouvert un premier groupe de chapitres de négociation dans le cadre du processus d’adhésion à l’Union européenne
L’Union européenne vient de franchir une étape symbolique avec l’ouverture des négociations d’adhésion de l’Ukraine, quatre ans après l’octroi de son statut de candidat et à la faveur de la levée du veto hongrois.
Une conférence intergouvernementale s’est ainsi tenue le 15 juin pour l’ouverture d’un premier ensemble de chapitres de négociation, celui consacré aux valeurs et principes fondamentaux sur lesquels repose l’Union européenne : état de droit et droits fondamentaux, fonctionnement des institutions démocratiques, réforme de l’administration publique et critères économiques. Le même processus a commencé par ailleurs pour la Moldavie.
Au total, 35 chapitres devront être négociés, répartis en 6 groupes (clusters) et l’objectif pour les pays candidats est ouvrir les 5 derniers avant la pause estivale.
Au vu des enjeux notamment agricoles, le processus d’adhésion s’annonce long et complexe pour l’Ukraine. Comme pour les élargissements précédents, il pourrait s’étaler sur près d’une décennie, le temps pour l’Ukraine d’aligner sa législation sur l’acquis européen dans l’ensemble des domaines concernés. Tout dépendra également de la position des Etats membres car l’unanimité est requise à chaque étape du processus (ouverture, clôture de chapitres, de clusters et approbation du traité d’adhésion).
Réunis en Conseil européen le 19 juin, les chefs d’Etat ou de gouvernement ont salué l’ouverture de ces négociations d’adhésion et se sont déclarés favorables à l’ouverture des autres chapitres de négociation "conformément à l’approche fondée sur les mérites". Ils se sont également prononcés pour une intégration graduelle des Balkans occidentaux dont l’état d’avancement vers l’adhésion est variable selon les pays. Ce sujet sera à l’ordre du jour du Conseil européen d’octobre.